11/05/05
- 23/10/05
Le grand pillage
Nouvelles questions sur le Luxembourg et la Deuxième Guerre Mondiale
L'annexion du Luxembourg par l'Allemagne nazie, entre 1940 et 1944, est allée de pair avec l'appropriation du patrimoine culturel du pays. La musique, le théâtre et les beaux-arts ont été réorganisés dans le sens exigé par la politique culturelle nationale-socialiste.
Durant cette période, les nouveaux maîtres du territoire ont également tenté de s'approprier, outre les richesses et les biens, les objets d'art appartenant aux Juifs, aux émigrants, aux populations déplacées, etc. - soit pour les détourner à leur profit, soit pour les vendre et en tirer des bénéfices.
Certains Luxembourgeois ont tiré un profit personnel de cette situation. Cette problématique, au même titre que la résistance contre l'occupant, fait partie des vérités à révéler sur la guerre.
Comment les spoliations ont-elles été organisées ?
Qu'a-t-on fait des biens ainsi confisqués ?
Êtes-vous certain que les meubles de votre salle à manger ou bien ce tableau, juste au-dessus de votre canapé, ou encore ce bijou ancien que vos parents ou vos grands-parents vous ont légué, n'ont pas autrefois appartenu à une famille juive ou à une famille d'émigrants ?
Faites-vous partie de ces gens qui continuent à chercher et à tenter de récupérer des objets spoliés pendant la guerre ?
Lorsque vous achetez un tableau ou une armoire chez un antiquaire, lui posez-vous la question de l'identité de son ancien propriétaire ?
Vous êtes-vous une seule fois demandé à qui appartiennent les objets que vous pouvez aujourd'hui admirer dans les musées du monde entier, mais aussi dans ceux du Luxembourg ?
Quelles initiatives existe-t-il aujourd'hui sur le plan mondial afin de faire la lumière sur le sort des oeuvres et des objets d'art qui ont été pillés sous la période de domination nazie ?
À moins que vous ne pensiez qu'il est peut-être temps de tirer un trait sur toutes ces questions... ?
L'exposition «Le grand pillage» propose des réponses à ces interrogations ou tout au moins quelques idées pour tenter de les rendre plus claires. Certaines questions resteront toujours ouvertes, mais jamais elles ne doivent être oubliées.
Ausgeraubt!
Neue Fragen an die Geschichte Luxemburgs im Zweiten Weltkrieg
Mit der Annexion Luxemburgs durch das nationalsozialistische Deutschland 1940-44 ging eine Vereinnahmung des kulturellen Erbes des Landes einher. Musik, Theater und bildende Kunst wurden im Sinne der NS-Kulturpolitik umgestaltet.
Gleichzeitig versuchten die neuen Machthaber, sich neben Geld- und Sachvermögen auch das im Lande befindliche Kunst- und Kulturgut von Juden, Emigranten, sogenannten "Reichsfeinden" und Umgesiedelten anzueignen - teils, um es selbst weiterzuverwenden, teils, um es gewinnbringend zu verkaufen.
Aus dieser Situation zogen auch manche Luxemburger persönliche Vorteile - ein Thema, das ebenso zu den Wahrheiten über den Krieg gehört wie der Widerstand gegen die Besatzer.
Wie war der Raub von Kulturgut organisiert?
Was geschah mit den Dingen, die eingezogen und "verwertet" wurden?
Sind Sie sich sicher, dass die Wohnzimmereinrichtung, das Gemälde über Ihrem Sofa oder der alte Schmuck, den Sie von Ihren Eltern oder Großeltern geerbt haben, früher nicht einer jüdischen Familie oder Emigranten gehörte?
Gehören Sie zu denen, die noch immer versuchen, damals beschlagnahmte Dinge wiederzufinden und zurückzubekommen?
Fragen Sie den Antiquitätenhändler, von dem Sie ein Gemälde oder einen Schrank kaufen, wer die Vorbesitzer waren?
Haben Sie sich schon einmal gefragt, wem einst die Dinge gehörten, die Sie heute in den Museen der Welt, aber auch in den Luxemburger Museen bewundern können?
Was wird heute weltweit und in Luxemburg getan, um das Schicksal des während der nationalsozialistischen Zwangsherrschaft geraubten Kunst- und Kulturgutes aufzuklären?
Oder ... sollte nicht irgendwann Schluss mit diesen und ähnlichen Fragen sein?
Die Ausstellung "Ausgeraubt!" bietet Antworten auf die Fragen oder gibt Anregungen zu deren Klärung. Fragen werden offen bleiben, doch sollten auch sie nicht vergessen werden.